- Famille
- Filtre UV minéral / colorant
- Fonction
- Filtre ultraviolet, colorant blanc, opacifiant
- Origine
- non déterminée
- Allergénicité
- Non évalué par nos sources
Le dioxyde de titane sous forme nanoparticulaire est un pigment minéral blanc et un filtre ultraviolet physique. Il se présente comme une poudre très fine qui réfléchit et diffuse la lumière, ce qui lui confère à la fois un pouvoir colorant et une capacité à protéger les formules des rayonnements solaires.
Dans une formule cosmétique, le formulateur l’emploie pour deux raisons principales. D’une part, il sert de filtre UV en formant un écran sur la surface de la peau qui renvoie les rayons. D’autre part, il agit comme colorant blanc et opacifiant : il donne de la couvrance, éclaircit une teinte ou rend un produit opaque. Il est particulièrement apprécié pour sa stabilité et sa compatibilité avec d’autres ingrédients.
On le rencontre surtout dans les crèmes solaires, où il contribue à la protection contre les UVA et UVB. On le trouve également dans les fonds-de-teint et les highlighters, où il apporte de la couvrance et un fini lumineux ou matifiant selon la formulation.
Ce qui distingue cette forme nano du dioxyde de titane non nano, c’est la taille réduite de ses particules. Celle-ci améliore la texture du produit : la crème s’étale mieux, ne laisse pas de film blanc visible et pénètre moins en surface. En revanche, cette petite taille suscite des interrogations sur le passage cutané, bien que les études disponibles indiquent une absence de pénétration significative à travers une peau saine. Une confusion fréquente consiste à croire que le terme « nano » implique un danger systématique : il désigne seulement une échelle de taille, et l’évaluation du risque dépend de la voie d’exposition.
Le dioxyde de titane [nano] est un ingrédient encadré. Les autorités sanitaires considèrent qu’il est sans danger par application cutanée, mais des réserves existent concernant l’inhalation de sa forme pulvérulente. C’est pourquoi son usage est réglementé dans les produits susceptibles d’être respirés, comme les sprays et les poudres libres. Cette restriction s’appuie sur le règlement CE-1223-2009, qui l’encadre dans ses annexes IV et VI, sur la classification par inhalation au titre du CLP-1272-2008, ainsi que sur l’avis SCCS/1617/20 du comité scientifique européen. Concrètement, pour le consommateur, cela signifie que les crèmes solaires et les fonds-de-teint classiques restent autorisés sans limitation particulière, tandis que les sprays solaires et les poudres libres contenant cette forme nano doivent respecter des seuils stricts ou être évités. La réglementation ne dit rien d’un danger par voie cutanée : elle cible uniquement le risque lié à la respiration des particules.
Où le trouve-t-on ?
Catalogue completPrésent dans 6 produits analysés. Les 4 mieux notés figurent ci-dessous.