- Famille
- Filtre UV organique
- Fonction
- Filtre ultraviolet
- Origine
- non déterminée
- Allergénicité
- Non évalué par nos sources
La benzophénone-3, également désignée sous le nom d’oxybenzone, est un filtre UV organique utilisé dans les produits cosmétiques pour absorber les rayonnements ultraviolets. Elle appartient à la famille des filtres solaires chimiques, c’est-à-dire qu’elle agit en captant l’énergie lumineuse pour la transformer en chaleur, évitant ainsi qu’elle ne pénètre dans les couches superficielles de la formule.
Dans une composition cosmétique, le formulateur choisit la benzophénone-3 principalement pour sa capacité à protéger la formule elle-même de la dégradation causée par la lumière. Elle est souvent employée comme stabilisateur de formulation : en absorbant les UV, elle empêche d’autres ingrédients sensibles — parfums, colorants, actifs — de s’altérer sous l’effet du soleil ou de l’éclairage en magasin. Son rôle est donc autant conservateur que filtrant, même si sa fonction déclarée reste celle d’un filtre ultraviolet.
On rencontre cet ingrédient dans des produits où la stabilité à la lumière est cruciale : les parfums, les gels-douche, les vernis à ongles et les shampoings. Dans ces catégories, il n’est pas destiné à protéger la peau du soleil, mais à préserver l’intégrité visuelle et olfactive du produit au fil du temps.
Ce qui distingue la benzophénone-3 des autres filtres UV organiques est sa double capacité à couvrir une partie des UVA et des UVB, ainsi que sa bonne solubilité dans les huiles et les alcools. Elle est toutefois limitée par une pénétration cutanée plus élevée que celle d’autres filtres, ce qui a conduit les autorités à en restreindre l’usage. Une confusion fréquente consiste à croire que sa présence dans un shampoing ou un parfum indique une protection solaire pour l’utilisateur : il n’en est rien, car son dosage y est trop faible pour jouer ce rôle.
La benzophénone-3 fait l’objet d’un encadrement réglementaire strict dans l’Union européenne. Le règlement (UE) 2022/1176, modifiant l’annexe VI du règlement CE-1223-2009, a abaissé les concentrations maximales autorisées dans les produits cosmétiques. Cette décision fait suite à l’avis SCCS/1625/20 du comité scientifique pour la sécurité des consommateurs, qui a examiné les données disponibles sur une possible activité hormonale chez l’animal et sur les effets environnementaux observés sur les récifs coralliens. Concrètement, pour le consommateur, cela signifie que les produits contenant cet ingrédient doivent respecter des seuils plus bas qu’auparavant, sans pour autant être interdits. La réglementation ne conclut pas à un danger avéré pour l’humain aux doses autorisées, mais elle applique un principe de précaution en réduisant l’exposition. Elle ne mentionne pas non plus d’interdiction totale ni de substitution obligatoire : le formulateur peut encore l’employer, dans les limites fixées.
Où le trouve-t-on ?
Catalogue completPrésent dans 51 produits analysés. Les 2 mieux notés figurent ci-dessous.